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Adidas Adizero Adios Pro 5 : test marathon

Adidas Adizero Adios Pro 5 : test marathon

L’Adidas Adizero Adios Pro 5 arrive comme la version plus accessible des enseignements tirés de l’Adios Pro Evo 3. C’est une chaussure de compétition de 177 g en pointure homme 9,5, avec 39 mm de hauteur au talon, 35 mm à l’avant-pied et un drop de 4 mm, vendue 330 $ selon Running Magazine. Son parti pris est clair : retirer la plaque ou les tiges carbone classiques pour miser sur une jante en carbone intégrée à une semelle Lightstrike Pro.

Une propulsion moins brutale

D’après Running Magazine, cette « carbon-infused Energyrim » apporte de la rigidité sans le poids d’une plaque conventionnelle. Sous le pied, le testeur décrit une sensation moins agressive que celle de beaucoup de chaussures carbone : on s’enfonce dans la mousse, puis on rebondit, sans l’impression d’être poussé de force vers l’avant. Sur le papier, Adidas annonce 9 % de retour d’énergie en plus avec cette nouvelle mousse. Restons prudents avec ce chiffre de marque, mais le retour terrain est bon : la chaussure aurait facilité les changements de rythme pendant des séances longues à allure marathon.

C’est le vrai intérêt de cette Adios Pro 5. Une plaque rigide peut être très efficace, mais elle ne convient pas à toutes les foulées ni à tous les mollets. Ici, Adidas cherche un compromis entre stabilité, rebond et légèreté. Le résultat semble taillé pour le coureur qui veut une super-shoe rapide sur semi ou marathon, sans la rigidité sèche que certaines chaussures de course imposent. Pour l’athlète d’endurance, c’est une sensation qui peut mieux passer quand la fatigue technique arrive après deux heures de course.

Tige soignée, semelle à surveiller

La tige Lightlock 2.0 reçoit un avis globalement positif de Running Magazine. Elle est très légère, le talon ne se soulève pas grâce aux deux coussinets de maintien, et le verrouillage progresse face aux précédentes chaussures de course Adidas. Ce n’est pas sans réserve : le testeur a senti un peu de mouvement dans la toe box, surtout dans les virages serrés. Il juge aussi le chaussant légèrement large et court. Clairement, essai en magasin conseillé avant de viser un marathon avec.

La durabilité a fait parler sur les réseaux sociaux, avec des images d’usure rapide. Le testeur ne valide pas ce procès après trois séances rapides, soit environ 35 km : peinture intacte, caoutchouc conforme à ses attentes. Il repère quand même une zone fragile sur le côté latéral, où une part importante de mousse reste exposée. Adidas privilégie le poids plume, et cela se paie forcément quelque part. Running Magazine estime que le meilleur kilométrage se situe dans les 100 premiers kilomètres. Pas une paire pour avaler les sorties faciles du dimanche.

Ce qui déçoit, c’est surtout ce compromis de longévité à 330 $. On ne peut pas exiger d’une chaussure de course de 177 g la robustesse d’un modèle d’entraînement, mais une mousse latérale exposée laisse une interrogation légitime. Le fit court et un peu large complique aussi le choix de taille. On évitera l’achat à l’aveugle, même si le talon semble enfin bien maîtrisé.

Verdict : l’Adios Pro 5 paraît être une excellente option pour le semi et le marathon si on cherche du rebond fluide plutôt qu’une plaque carbone raide. Plus légère, plus douce dans son comportement, mais à réserver aux séances clés et au dossard.

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Source : Running Magazine

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