Garmin Edge 1060 : plus compact, plus vocal

Garmin lance l’Edge 1060, un compteur vélo haut de gamme qui reprend l’essentiel de l’Edge 1050 dans un boîtier plus petit et plus léger, avec microphone, commandes vocales et messagerie vocale. D’après DC Rainmaker, ce n’est pas un saut de génération majeur : Garmin affine un compteur déjà très complet et facture cette évolution à 799 $. Pour les cyclistes qui roulent beaucoup avec navigation, capteurs et segments Strava, le paquet reste costaud.
Un Edge 1050 aminci avec de vrais boutons
L’Edge 1060 passe de 161 g à 142 g et son boîtier mesure 58,5 x 107 x 16,3 mm. L’écran LCD de 3,5 pouces, sa définition de 480 x 800 pixels, sa luminosité annoncée à 1 000 nits, les 64 Go de stockage et l’autonomie annoncée restent identiques à l’Edge 1050. Garmin conserve aussi l’étanchéité IPX7, le connecteur du support de charge et la sonnette vélo intégrée.
Le bon changement matériel, ce sont les quatre boutons ajoutés, pour un total de sept. On peut donc piloter toutes les fonctions au tactile ou aux boutons. Sur un cintre mouillé, avec des gants ou en plein effort, ce choix est nettement plus pertinent qu’une interface qui impose de viser une dalle tactile. Le port USB-C migre sous l’appareil, ce qui facilite la charge pendant la sortie, et le haut-parleur descend à cet endroit pour améliorer sa diffusion sonore.
Voix, navigation et Strava : les gains concrets
Le microphone ouvre la commande « OK Garmin » et les messages vocaux via Garmin Messenger. Selon DC Rainmaker, l’activation a répondu de façon fiable jusqu’à environ 50 km/h sous la pluie, sur route comme sur gravier. La reconnaissance de la demande est moins constante si la formulation ne correspond pas à ce qu’attend Garmin. Les messages peuvent durer 30 secondes et sont transcrits automatiquement pour le destinataire, qui doit utiliser l’application Garmin Messenger. Pratique pour prévenir le groupe sans lâcher le cintre. Moins pratique quand les alertes radar ou de navigation coupent l’enregistrement, ou quand on veut écourter un message sans toucher l’écran.
Sur la navigation, Garmin ajoute le routage Free Flow, censé éviter les axes où les cyclistes perdent du temps dans les feux, intersections et arrêts. Le calcul s’appuie sur les données d’activités Garmin Connect. L’Edge affiche aussi des alertes de fermeture, dangers et trafic au chargement d’un itinéraire, puis des points d’intérêt proches comme des cafés ou toilettes. Pour les sorties longues et les parcours improvisés, c’est du concret, pas du gadget.
Les segments Strava Live fonctionnent désormais sur n’importe quel itinéraire, quelle que soit son origine. Enfin. Les pages de séance structurée et de segments deviennent repliables, tandis que les icônes des concurrents arrivent sur la carte et le profil altimétrique. Garmin ajoute aussi des champs de données alternatifs : le compteur peut remplacer les champs liés à un capteur absent, comme un capteur de puissance. C’est une approche utile pour alterner entre plusieurs vélos, même si un profil d’activité distinct reste à notre avis plus propre.
Ce qui coince
Le tarif grimpe de 699 $ à 799 $ alors que l’écran, l’autonomie et le stockage ne bougent pas. C’est le principal problème. La voix est bien exécutée, mais elle dépend de Garmin Messenger et ne dialogue pas avec la messagerie native d’iOS ou d’Android. DC Rainmaker relève aussi une migration imparfaite des capteurs Garmin récents, qui peuvent exiger suppression puis nouvel appairage, là où un capteur tiers peut suivre directement.
Verdict : l’Edge 1060 vise le cycliste exigeant qui veut la navigation Garmin, les capteurs et Strava dans un format plus compact. Face à l’Edge 1050, on ne remplace pas un compteur qui fonctionne déjà très bien. On attend plutôt une bonne raison de payer plus.

