Marathon de New York 2026 : Obiri face à Chepkirui
Le marathon de New York boucle la saison des Abbott World Marathon Majors dimanche 1er novembre avec un plateau féminin très dense. Hellen Obiri, tenante du titre, retrouve Sheila Chepkirui, gagnante en 2024, tandis que l’Américaine Weini Kelati passe pour la première fois sur 42,2 km. Treize femmes sous les 2 h 25 restent annoncées malgré plusieurs forfaits. Sur ce parcours qui ne pardonne rien, les chronos seuls ne suffiront pas.
Obiri part avec l’avantage
Obiri est la référence. La Kényane a gagné New York en 2023, fini deuxième en 2024, puis repris la couronne en 2025 avec 2 h 19 min 51 s, effaçant un record du parcours vieux de 22 ans. Son printemps donne le vertige : 2 h 15 min 53 s à Londres, seulement battue par Tigst Assefa, puis une dynamique qui confirme sa régularité au plus haut niveau. D’après Running Magazine, elle semble répondre présente à chacune de ses sorties. Difficile de lui chercher une faille sur le papier.
Chepkirui est pourtant loin d’être une simple outsider. À 35 ans, la Kényane a remporté le marathon féminin de Nagoya en mars en 2 h 20 min 40 s et elle connaît parfaitement ce rendez-vous. Troisième à New York en 2025 en 2 h 20 min 24 s, elle avait participé à une course historique : Obiri, Sharon Lokedi et elle-même avaient toutes cassé l’ancien record du tracé, jusque-là fixé à 2 h 22 min 31 s. Si la course se décante tard, son expérience peut peser lourd.
Kelati arrive, Chelangat confirme
Le vrai point de curiosité est Weini Kelati. L’Américaine détient depuis février le record nord-américain du semi-marathon en 1 h 06 min 04 s, avant de courir en 1 h 06 min 35 s pour prendre la sixième place des Championnats du monde de course sur route en septembre. Le moteur est là. Reste le saut vers le marathon, et il est immense : gérer les bosses, le ravitaillement et les changements de rythme new-yorkais ne ressemble pas à tenir un semi rapide. On attend une réponse, pas une promesse.
Mercy Chelangat arrive avec un dossier plus rassurant sur la distance. La Kényane a pris la quatrième place du marathon de Boston en 2 h 20 min 30 s, puis amélioré son record sur 10 km lors du Mastercard New York Mini 10K en juin, en 32 min 14 s. Boston a montré qu’elle savait encaisser une course difficile. À New York, elle a les moyens de s’inviter sur le podium si les favorites se surveillent trop.
Le plateau perd quand même une part de son relief. La championne olympique 2024 Sifan Hassan a déclaré forfait. Gotytom Gebreslase, créditée du troisième meilleur record personnel du champ avec 2 h 18 min 11 s, s’est retirée tardivement, sans raison communiquée par New York Road Runners. Dommage : avec ces deux athlètes, la bataille aurait eu encore plus de profondeur. Les absences ne rendent pas Obiri moins forte, elles réduisent juste le nombre de scénarios crédibles.
Verdict : Obiri est la favorite nette, Chepkirui son obstacle le plus solide, et Kelati la grande inconnue à suivre. Pour les amateurs de marathon, New York promet moins une chasse au chrono qu’une vraie course de placement et de résistance.
Source : Running Magazine.


