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Oura attaque encore l’Ultrahuman Ring Pro aux États-Unis

Oura attaque encore l’Ultrahuman Ring Pro aux États-Unis

Oura a déposé le 23 octobre 2026 une nouvelle plainte contre Ultrahuman devant le tribunal fédéral du district est du Texas. La cible est le Ring Pro redessiné, revenu à la vente aux États-Unis cette année. Pour les athlètes qui regardent les bagues pour le sommeil et la récupération, le produit reste achetable aujourd’hui. Son avenir commercial américain est juste redevenu incertain.

Une nouvelle bataille après le Ring Air

Selon The5kRunner, Oura accuse Ultrahuman d’utiliser encore des innovations brevetées malgré la refonte du Ring Pro. La plainte vise des brevets de design et d’utilité supplémentaires. TechCrunch, cité par The5kRunner, identifie le brevet de design D804,471 et le brevet d’utilité 12,769,363. SVTronics, présenté comme le fabricant du Ring Pro à Plano au Texas, est aussi nommé dans le dossier.

Le brevet 12,769,363 a été délivré à Ouraring Inc. le 20 octobre 2026, soit trois jours avant l’annonce de la plainte. Il décrit une bague avec batterie incurvée, aimants de charge, circuit imprimé réparti dans l’anneau et capteurs de température, de mouvement et de fréquence cardiaque optique. Attention au raccourci : cela décrit les revendications du brevet d’Oura, pas une fiche technique confirmée du Ring Pro. La fréquence cardiaque optique repose sur la PPG, donc sur les variations de volume sanguin lues par la lumière, pas sur des impulsions électriques comme une ceinture ECG.

Ce que risque vraiment l’acheteur

Oura réclame des dommages et intérêts, mais surtout une injonction permanente qui bloquerait les ventes américaines du Ring Pro. Rien de tel n’est prononcé pour l’instant. La bague est donc toujours disponible aux États-Unis pendant la procédure. Le précédent pèse lourd : une décision de l’US International Trade Commission en 2025 avait conclu que l’ancienne bague d’Ultrahuman enfreignait des brevets d’Oura et avait interdit son importation. Le Ring Air avait alors disparu du marché américain.

Pour un coureur, triathlète ou CrossFitter, ce n’est pas une alerte sur la qualité des données dès demain matin. C’est un risque de continuité. Acheter un outil de suivi du sommeil et de récupération dont la disponibilité peut s’arrêter complique un peu la vie si l’on veut garder le même écosystème sur la durée. Les bagues Oura, dont l’Oura Ring 5, ne sont pas concernées par ce dossier, d’après The5kRunner.

Le contexte montre aussi une course aux brevets et aux noms de produits qui dépasse Ultrahuman. Dans son relevé de la semaine se terminant le 22 octobre, The5kRunner indique que Polar a déposé la marque américaine POLAR H12 après un dépôt européen une semaine plus tôt. Ce n’est pas l’annonce d’un produit, ni la preuve de ses fonctions. Mais le nom fait logiquement penser à la suite de la gamme de ceintures Polar, dont la mesure cardiaque se fait par ECG. À ce stade, on ne peut pas aller plus loin.

Ce qui manque, c’est l’essentiel pour juger le dossier : la réponse détaillée d’Ultrahuman et une décision du tribunal sur les revendications précises d’Oura. Une plainte n’est pas un verdict. On ne sait pas non plus si une éventuelle injonction arriverait vite, ni comment Ultrahuman défendrait sa refonte. Pas parfait. Et franchement peu rassurant pour un achat américain à long terme.

Verdict : le Ring Pro reste achetable aux États-Unis, mais on éviterait de le choisir uniquement pour la tranquillité d’esprit. Oura garde ici l’avantage juridique, pas encore une victoire définitive.

ouraultrahuman
Source : The5kRunner

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