Ultrahuman Ring Pro reste vendu aux États-Unis

L’Ultrahuman Ring Pro reste en vente aux États-Unis malgré la nouvelle plainte pour brevets déposée par Oura. C’est la position officielle de Mohit Kumar, CEO d’Ultrahuman, relayée par the5krunner le 23 octobre 2026 : aucune injonction ne bloque aujourd’hui la fabrication, la distribution ou la vente de l’anneau. Pour un athlète qui envisage ce tracker de récupération, le message pratique est simple : le produit continue d’être expédié et les plans commerciaux américains ne changent pas à ce stade.
Une décision douanière, pas un blanc-seing
Ultrahuman s’appuie sur une décision des services douaniers américains de mars 2026. Celle-ci avait estimé que le Ring Pro redessiné ne tombait pas sous le coup de l’ordre d’exclusion lié au brevet Oura étudié dans la précédente procédure devant l’ITC. Au cœur du dossier : la nouvelle construction unibody en titane du Ring Pro. Ultrahuman présente cette génération comme substantiellement repensée, pas comme un simple Ring Air maquillé.
Oura et Ultrahuman lisent pourtant cette décision de manière opposée. C’est moins contradictoire qu’il n’y paraît : la douane n’a répondu qu’à une question étroite, sur un brevet précis de l’ancien conflit. La décision de mars ne valide donc pas le Ring Pro contre tous les brevets Oura présents ou futurs. C’est un feu vert limité, pas une immunité juridique générale.
Deux brevets différents dans la nouvelle plainte
La nouvelle action d’Oura vise deux autres brevets : le brevet de dessin D804,471 et le brevet d’utilité 12,769,363. Ce dernier a été délivré le 21 octobre 2025, selon the5krunner, et non deux jours avant le dépôt de la plainte. Oura estime logiquement que la décision douanière antérieure ne dit rien sur ces deux nouvelles revendications. Ultrahuman répondra via la procédure judiciaire et rappelle qu’aucun tribunal n’a encore tranché ces griefs.
On a donc deux vérités à tenir ensemble. Oui, le Ring Pro peut être acheté aux États-Unis aujourd’hui. Non, le dossier n’est pas réglé. L’expérience du Ring Air rappelle que ce type de conflit se joue sur la durée : l’interdiction d’importation précédente n’était arrivée qu’après une procédure ITC complète de plus d’un an. Rien ne permet de déduire qu’un scénario identique attend le Ring Pro, mais rien ne permet non plus de l’exclure.
Pour les sportifs d’endurance, cette affaire ne change ni les données collectées demain matin, ni le suivi de sommeil de la prochaine nuit. Un anneau de récupération est un achat moins central qu’une montre GPS ou qu’une ceinture cardiaque ECG pour structurer l’entraînement, mais le risque compte si l’on veut un produit durable, suivi et disponible. On peut lire notre point sur la plainte initiale dans [Oura poursuit Ultrahuman pour le Ring Pro](/fr/articles/oura-poursuit-ultrahuman-pour-le-ring-pro-2026-10-23).
Ce qui manque encore
Le point décevant, c’est l’absence de visibilité nette. Ultrahuman affirme que ses opérations continuent, Oura attaque sur des brevets différents, et aucun juge n’a examiné le fond de ces nouvelles accusations. Impossible, à ce stade, de dire qui a raison juridiquement. Les acheteurs américains n’ont pas besoin de suspendre leur achat par panique. Ils ne devraient pas non plus confondre disponibilité actuelle et sécurité juridique acquise.
Verdict : le Ring Pro reste achetable aux États-Unis et il n’y a pas de blocage immédiat. Bon choix pour qui accepte ce feuilleton juridique ; moins rassurant face à une solution sans litige en cours.

