Polar répond aux accusations de plagiat de design par Whoop
Whoop avait dégainé en premier : la marque américaine accuse Polar de copier le "trade dress" de son tracker, autrement dit l'apparence visuelle distinctive de son bracelet sans écran. Polar vient de publier un démenti public, contestant point par point les allégations de son concurrent.
Pour rappel, le "trade dress" est une protection juridique américaine qui couvre l'image commerciale d'un produit, son look global, ses couleurs, sa forme. Whoop défend ainsi l'apparence de son tracker minimaliste porté au poignet, un format qu'elle considère comme sa signature depuis le Whoop 4.0.
La position de Polar est claire : le design de ses wearables sans écran, notamment le Polar Unite ou les capteurs de fréquence cardiaque dédiés, ne constitue pas une imitation. La marque finlandaise, fondée en 1977, rappelle qu'elle a ses propres codes esthétiques et une histoire produit bien antérieure à Whoop, créée en 2012. Difficile effectivement de prétendre au monopole du bracelet sport minimaliste quand Garmin, Coros, Fitbit et des dizaines d'autres ont exploré ce format.
Ce type de litige est courant dans le secteur des wearables. Apple a déjà croisé le fer avec Samsung sur le design de l'Apple Watch, et les batailles autour de l'interface ou de la forme des capteurs durent parfois des années. Pour l'athlète qui utilise un Polar ou un Whoop au quotidien, ça ne change rien à court terme : les deux produits restent en vente.
Verdict : une guerre juridique de plus entre marques de wearables. On suivra l'issue, mais ça sent surtout la stratégie de communication autant que le vrai combat de fond.