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Suunto Race 3S ou Apple Watch Ultra 4 pour courir

Suunto Race 3S ou Apple Watch Ultra 4 pour courir

La Suunto Race 3S vise le segment premium avec un boîtier de 46 mm, un écran AMOLED annoncé à 2 000 nits et un tarif de 499 euros, alors que l’Apple Watch Ultra 4 mise d’abord sur son expérience connectée. Les deux progressent là où ça compte pour une montre de sport, GPS, autonomie et fréquence cardiaque. Mais elles ne servent pas le même athlète. La Suunto veut être une montre d’entraînement et de navigation autonome. L’Apple reste une smartwatch très compétente qui court mieux qu’avant.

Suunto améliore le matériel, pas vraiment le rapport qualité-prix

D’après DC Rainmaker, la Race 3S gagne un verre saphir, une lunette titane, 64 Go de stockage, un processeur Apollo 510 et un nouveau capteur optique de fréquence cardiaque. Elle pèse 56 g, contre 60 g pour la Race S, malgré un diamètre officiel qui passe de 45 à 46 mm. L’autonomie GPS double fréquence annoncée atteint 38 heures, et l’autonomie quotidienne annoncée monte à 12 jours. Pour le trail, le vélo et les longues sorties, ce sont des progrès concrets.

La cartographie hors ligne reste un de ses arguments sérieux : les cartes se téléchargent en Wi-Fi, les noms de routes, d’étendues d’eau et de sommets gagnent en détails, et on peut définir un objectif de dénivelé positif. La montre accepte jusqu’à trois apps SuuntoPlus actives dans un profil sportif. On a détaillé ce positionnement face aux montres de Garmin dans notre [comparatif Race 3S, Forerunner 570 et 970](/fr/articles/suunto-race-3s-face-aux-garmin-forerunner-570-et-970-2026-10-16).

Le capteur optique est, selon DC Rainmaker, un gros bond en avant face à celui de la Race S. C’est important : au poignet, ce capteur PPG lit les variations de volume sanguin par la lumière. Pour une séance à intensité changeante ou un entraînement calibré à la zone cardiaque, on garderait quand même une ceinture, qui mesure les impulsions électriques du cœur par ECG. L’arrivée de la lecture de MP3 hors ligne plaira à quelques coureurs, mais sans service de streaming, c’est une fonction datée.

Apple corrige ses faiblesses de course, sans devenir une montre dédiée

Selon Runner’s World, l’Apple Watch Ultra 4 accroche désormais vite les satellites et tient trois jours en usage très soutenu lors de son essai, alors qu’Apple annonce deux jours en mode GPS. Son capteur optique est très juste à allure stable, avec un écart de deux à trois battements par minute face à un moniteur Holter ECG. Sur les fractions ou les sorties rapides, l’écart grimpe à cinq à sept battements. C’est mieux, pas assez pour piloter sérieusement toutes ses séances à la fréquence cardiaque.

L’Ultra 4 a aussi mesuré les distances de 1 à 1,5 % trop longues durant le test. Cela paraît mineur sur une sortie facile, beaucoup moins sur un tempo où l’allure cible compte. Son avantage est ailleurs : paiements, appels, messages, musique et applications s’intègrent mieux qu’avec une montre sportive classique. Runner’s World juge aussi ses alertes ECG et d’hypertension utiles comme outils de dépistage, pas comme diagnostic médical.

La Race 3S reste difficile à défendre à 499 euros. DC Rainmaker relève une interface parfois plus lente que celle de l’ancienne Race S malgré le nouveau processeur, une synchronisation avec l’app bloquante et impossible à annuler, pas de lampe LED physique et un écran qui s’assombrit vite. L’Ultra 4, elle, est lourde, manque du seuil lactique et rend la cartographie hors ligne moins simple. Deux montres premium, deux compromis agaçants.

Verdict : pour la navigation, l’autonomie et les longues épreuves, on prend la Race 3S. Pour courir, vivre connecté et éviter une interface d’ordinateur de bord, l’Ultra 4 est plus séduisante. Les athlètes très structurés garderont un avantage côté montre dédiée et ceinture ECG.

Montres mentionnées

suuntorace
Source : DC Rainmaker

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