Test Suunto Race 3S : premium, mais trop chère

La Suunto Race 3S, lancée le 15 octobre 2026 à 599 $ et 435 £, veut être la montre sport premium qui ne dévore pas les petits poignets. Boîtier de 46 mm, lunette titane, verre saphir, écran AMOLED 1,32 pouce à 2 000 nits et 64 Go de stockage : la fiche technique est sérieuse. D'après le test de Tom’s Guide, le souci n’est pas la montre. C’est son tarif, en forte hausse face à la Race S titane lancée à 449 $ et 395 £.
Un format premium qui tient la route
Avec 56 g bracelet silicone compris, la Race 3S reste assez fine et confortable au quotidien selon Tom’s Guide. Son écran est trois fois plus lumineux que celui de la Race S, lisible même en plein soleil d'après le test. C’est exactement ce qu’on attend d’une montre destinée aux athlètes qui refusent les gros boîtiers, sans renoncer aux matériaux haut de gamme. La couronne rotative manque parfois de réactivité, mais l’interface reste globalement fluide.
Sur le terrain, Suunto coche les cases importantes. Le GPS multibande a fourni des tracés, allures et distances cohérents face à une Garmin Forerunner 970 et une Coros Pace 4 Pro lors des essais de Tom’s Guide. La montre embarque des cartes hors ligne et l’import de parcours est simple. Les cartes sont claires et rapides à déplacer ou zoomer. Attention : elles ne sont pas routables. La montre affiche le parcours sur la carte, elle ne recalcule pas un itinéraire à la volée comme certaines Garmin.
Cardio et autonomie : de vrais progrès
Le capteur cardio optique progresse franchement face aux Race S et Race 2, selon Tom’s Guide. Il mesure par PPG, donc en lisant les variations de volume sanguin via la lumière au poignet, à l’inverse d’une ceinture qui capte les impulsions électriques ECG. Comparé à une ceinture cardio sur course, vélo indoor et renforcement, il a le plus souvent suivi de près les mesures de référence. Il reste quelques pics erronés et un délai d’une à deux minutes par temps froid au départ. Pour les fractionnés ou les séances très exigeantes, une ceinture Bluetooth reste le choix le plus propre.
L’autonomie est solide pour une petite AMOLED : Suunto annonce jusqu’à 12 jours en montre et 38 heures en GPS multibande. Dans le protocole de Tom’s Guide, écran toujours allumé, luminosité élevée et GPS quotidien, la Race 3S a tenu cinq à six jours. Suffisant pour la plupart des semaines d’entraînement et des ultras, sans faire mieux qu’une Coros Pace 4 Pro dans cet usage. Le chargement par galet propriétaire, différent de celui d’autres Suunto, est une petite contrainte évitable.
Ce qui déçoit, c’est l’expérience autour du sport et du quotidien. Les écrans des profils par défaut ne sont pas modifiables, il faut créer un profil dédié, limité à trois écrans personnalisables. L’analyse d’entraînement, chargée d’acronymes, demande un effort de décryptage que Garmin et Coros réduisent mieux selon Tom’s Guide. Pas de paiement NFC, pas de service de streaming musical, et le magasin SuuntoPlus reste loin d’un vrai écosystème d’applications. L’AI Coach, annoncé payant, donne droit à trois mois offerts aux acheteurs qui s’inscrivent avant le 31 décembre 2026 : on détaille ses conditions dans notre article sur [l’AI Coach de la Race 3S](/fr/articles/suunto-race-3s-l-ai-coach-devient-payant-apres-essai-2026-10-16).
Verdict : excellente montre sport compacte, précise et endurante, mais mal placée à 599 $. On la conseille à qui veut absolument le duo titane-saphir dans un format contenu ; pour le rapport équipement-prix, la Suunto Run 2 et la Coros Pace 4 Pro paraissent plus rationnelles.
Montres mentionnées
Comparatifs


