Amazfit devance Garmin sur les notifications iOS et monte en gamme

Amazfit vient de publier sa roadmap Q3 2026 et deux faits ressortent clairement : les notifications iOS arriveront en juin sur trois montres de la marque (Union Européenne uniquement), et les prix ont grimpé de plus de 20 % en glissement annuel sur le premier trimestre 2026. Ce n'est pas anodin. Ça dessine une marque qui se repositionne structurellement, pas une marque qui joue encore dans le bas de gamme.
Notifications iOS : Amazfit passe en premier
C'est la réglementation européenne qui a rendu cette ouverture possible. Bruxelles a contraint Apple à ouvrir ses API de notifications aux tiers, mais chaque fabricant doit activer le support de son côté. Amazfit l'a schedulé pour juin 2026, avec un périmètre EU confirmé sur trois modèles. Garmin, de son côté, n'a communiqué aucune date ni aucun firmware en préparation sur ce point. On attendait Garmin en tête sur ce dossier, vu leur part de marché en Europe et leur présence sur le segment athlète. C'est raté pour l'instant. Concrètement, un triathlète qui tourne sous iOS et qui court avec une Amazfit Cheetah 2 Ultra pourra recevoir ses alertes de coaching, ses rappels de séance et ses notifications Strava directement au poignet, sans passer par une application intermédiaire bricolée.
Pour Garmin, le retard est surtout symbolique. Les fonctions core restent au-dessus : le Body Battery, le Training Readiness, la gestion des plans d'entraînement sur Forerunner 970 n'ont pas d'équivalent réel chez Amazfit. Mais sur le terrain de l'expérience utilisateur quotidienne, se faire doubler sur une feature aussi basique que les notifications iOS en 2026, c'est une image.
Hausse des prix : Amazfit joue-t-il dans la même cour que Garmin ?
La hausse de 20 % des prix moyens en Q1 2026 n'est pas un accident. Les sept lancements 2026 d'Amazfit tiennent tous leur MSRP sans discount. C'est un signal fort : la marque teste un positionnement premium et, pour l'instant, le marché suit. La Cheetah 2 Ultra se retrouve au même price point en GBP que la Garmin Forerunner 970. C'est là que ça devient intéressant, et un peu inconfortable pour Amazfit.
La Forerunner 970 embarque un altimètre barométrique précis, une gestion du variometer pour le trail, et les métriques de puissance de course nativement intégrées sans pod externe. La Cheetah 2 Ultra a un GPS multi-bandes performant et une interface réactive, mais ses algorithmes de récupération restent moins affinés que ce que propose Garmin ou Polar sur le Vantage V3. À [même tarif, l'athlète sérieux qui compare les données de récupération sur une semaine de charge haute aura probablement plus confiance dans le HRV4Training ou le Firstbeat d'un Garmin que dans l'équivalent Amazfit](/fr/articles/amazfit-cheetah-2-ultra-gps-frequence-cardiaque-et-autonomie-en-2026-2026-06-18). Ce n'est pas une question de capteurs optiques PPG au poignet, qui fonctionnent sur le même principe de variation de volume sanguin chez tous les fabricants. C'est une question de traitement algorithmique et de base de données d'entraînement derrière.
Coros reste en dehors de ce débat tarifaire : la Pace 3 tient un positionnement agressif en dessous de 350 EUR avec un GPS solide et une autonomie qui fait honte à tout le monde (38 heures en mode GPS classique). Whoop, lui, joue un jeu différent avec son modèle d'abonnement et aucun GPS intégré, donc pas de comparaison directe pertinente ici.
Ce qui manque encore chez Amazfit
Le plafond de verre, c'est la confiance sur les données longue durée. Un coureur qui prépare un Ironman sur 24 semaines et qui charge ses séances dans Garmin Connect ou TrainingPeaks a un historique structuré, des alertes de surcharge, un suivi du charge aiguë/chronique. Amazfit n'a pas encore ce niveau de profondeur sur Zepp OS 4. Les notifications iOS, c'est bien. Mais un Hyrox ou un ultra-traileur qui choisit une montre à 500 EUR ne la choisit pas pour ses notifications. Il la choisit pour la précision du capteur GPS en forêt dense, pour la fiabilité de la FC optique en fraction à haute intensité, et pour la lisibilité des données post-séance. Sur ces trois points, Amazfit progresse, mais n'est pas encore au niveau d'un Garmin Fenix 8 ou d'un Polar Grit X2 Pro. [L'Amazfit Helio Strap 2 attendu en H2 2026](/fr/articles/amazfit-helio-strap-2-confirme-pour-h2-2026-ce-qu-on-sait-2026-06-18) pourrait changer la donne sur la récupération, mais c'est encore une promesse.
La question du plafond de prix est légitime. À 500 EUR, l'utilisateur compare. Et à ce tarif, il y a des alternatives solides, bien établies, avec trois ou quatre ans de firmware mature derrière elles. Amazfit monte vite, mais la confiance dans les données sportives se construit sur le long terme, pas sur un trimestre.
Verdic net : Amazfit est la montre à recommander à un triathlète débutant ou intermédiaire qui veut des specs premium à un prix inférieur au marché historique Garmin/Polar. La notification iOS en juin est un vrai plus pour le quotidien. Mais à parité de prix face à une Forerunner 970 ou une Vantage V3, l'athlète confirmé qui mise tout sur la qualité de ses données d'entraînement devrait encore attendre un cycle ou deux avant de basculer.
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