Polar, Oura et Ultrahuman déposent huit brevets
La semaine du 5 novembre 2026 ne livre aucun nouveau nom de produit à surveiller, mais huit brevets touchent les montres et bagues connectées. D'après The5kRunner, Polar concentre trois demandes sur l'échauffement, la SpO2 et le rythme circadien, tandis qu'Oura, Ultrahuman, Samsung et Google travaillent sur la détection biométrique. Il faut garder la tête froide : un brevet décrit une direction technique, pas une fonction annoncée ni une date de sortie.
Polar veut mieux préparer et mieux accompagner
Polar a publié le 29 octobre une demande baptisée *Apparatus for Warm-up Smart Coaching*. Le dossier pourrait couvrir un coach qui prépare ou guide l'échauffement selon la séance planifiée. Pour un coureur qui attaque des intervalles ou un cycliste avant un contre-la-montre, le sujet est très concret : rater les premières minutes parce qu'on est mal préparé, c'est classique. Une montre qui adapte réellement la mise en route à la séance aurait du sens. Sur le papier, au moins.
Les deux autres demandes Polar visent un agencement différent des émetteurs lumineux pour la SpO2 au poignet et une adaptation au rythme circadien. La SpO2 repose sur une mesure optique, donc sur la lumière et les variations de signal dans les tissus, pas sur une mesure électrique. Une disposition des émetteurs qui stabilise la lecture en mouvement ou en altitude serait utile en montagne. Le volet circadien pourrait conseiller les horaires de sommeil, d'exposition à la lumière ou d'activité pour les voyages et le travail décalé. C'est pertinent pour une course loin de chez soi, mais ce type de conseil existe déjà sous des formes basiques. La nouveauté reste à prouver.
Les bagues cherchent encore leur place à l'entraînement
Oura a obtenu le 3 novembre le brevet américain 12,778,515 sur la détection de maladie à partir des données de température relevées par une bague. Selon The5kRunner, Oura propose déjà des fonctions liées à la température : ce brevet protège donc probablement un travail en cours plutôt qu'il n'annonce une nouvelle bague. Pour l'endurance, l'intérêt est simple. Un signal précoce qui pousse à annuler une grosse séance peut éviter de transformer un début d'infection en semaine perdue. Oura a aussi publié une demande sur du biofeedback guidé par la fréquence cardiaque, orienté respiration, relaxation ou gestion du stress avant une course.
Ultrahuman a reçu un brevet pour une bague qui optimise les paramètres santé et fitness mesurés par des capteurs optiques. La promesse est la bonne cible : pendant les efforts intenses, la fréquence cardiaque optique d'une bague reste un point faible. Si le brevet débouche sur une amélioration réelle, les intervalles pourraient devenir moins aléatoires. Mais le titre seul ne dit ni comment la précision progresse, ni à quel usage elle s'applique. Le dossier s'inscrit dans une bataille technologique déjà tendue, comme on le voyait dans notre article sur [Oura et Ultrahuman](/fr/articles/oura-poursuit-ultrahuman-pour-le-ring-pro-2026-10-23).
Ce qui manque ? Presque tout ce qui compte avant un achat : les revendications détaillées n'ont pas été consultées pour plusieurs dossiers, aucun produit n'est confirmé et aucune échéance n'apparaît. Samsung a obtenu un brevet très large sur la structure d'un wearable en forme de bague, sans détail exploitable. Google évoque une meilleure fonction de capteur biométrique dans un wearable, sans préciser le changement. Pas assez pour projeter une Pixel Watch ou un Fitbit plus fiable en course ou à vélo.
Verdict : Polar a les pistes les plus directement utiles pour l'entraînement, Oura et Ultrahuman les plus intéressantes pour la récupération et la qualité des capteurs. À surveiller, pas à attendre.


