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Ultrahuman Ring Pro arrive sans abonnement aux États-Unis

Ultrahuman Ring Pro arrive sans abonnement aux États-Unis

L’Ultrahuman Ring Pro est désormais vendu aux États-Unis à 479 dollars, après des précommandes ouvertes en mars, selon Tom’s Guide. Cette bague connectée vise clairement l’Oura Ring 5 avec un argument que les athlètes apprécient vite : aucun abonnement pour accéder au suivi bien-être. Sur le papier, c’est une offre musclée. Dans les faits, le média ne l’a portée que quelques jours : les promesses d’autonomie et de précision restent donc à valider sur la durée.

Un tarif élevé, sans facture mensuelle

À 479 dollars, la Ring Pro coûte 79 dollars de plus que l’Oura Ring 5 à l’achat. Elle existe en finitions or, argent, noir et titane, dans les tailles 5 à 14. Le prix comprend le boîtier Pro Charging Case. Oura demande de son côté 5,99 dollars par mois ou 69,99 dollars par an pour exploiter sa bague. D’après le calcul de Tom’s Guide, le surcoût initial de l’Ultrahuman serait compensé après environ 14 mois. Pour quelqu’un qui veut suivre sommeil, récupération et tendances cardio sans voir un prélèvement revenir chaque mois, c’est le vrai argument de vente.

Le modèle adopte une construction unibody revue de fond en comble. Ce redesign cherche autant la solidité quotidienne que l’évitement des brevets d’Oura. L’ancienne Ring Air avait été retirée des rayons américains en 2025 après un litige pour contrefaçon de brevets. La bataille n’est pas terminée, comme on l’expliquait dans [notre suivi de la plainte d’Oura contre la Ring Pro](/fr/articles/oura-poursuit-ultrahuman-pour-le-ring-pro-2026-10-23). Ultrahuman met aussi en avant la technologie ProRelease, pensée pour permettre aux secours ou aux soignants de couper plus facilement la bague si nécessaire.

Batterie ambitieuse et boîtier utile

Ultrahuman annonce jusqu’à 15 jours d’autonomie par charge. C’est nettement plus que les neuf jours annoncés par Oura pour sa Ring 5, un chiffre que Tom’s Guide estime plutôt proche de sept ou huit jours en usage réel. Le boîtier métallique fourni peut recharger deux fois complètement la Ring Pro, ce qui porte la promesse à 45 jours loin d’une prise. Il sert aussi de point de connexion pour les mises à jour du firmware, avec retours haptiques et alertes sonores. Sur une bague, un boîtier qui a une fonction concrète plutôt qu’un simple rôle de recharge, on prend.

Le capteur de fréquence cardiaque a été revu et reçoit davantage de puissance de calcul, selon Ultrahuman. La marque promet de meilleurs résultats pour les données cardiovasculaires, le sommeil et la récupération, tandis que le processeur prend en charge du machine learning embarqué. Pour les coureurs, cyclistes et triathlètes, on ne prendra pas cela pour une preuve de fiabilité à l’effort. Tom’s Guide prévoit justement de comparer la précision cardio à d’autres bagues et trackers. C’est le bon test à attendre : une belle tendance de récupération ne vaut pas grand-chose si la mesure de base dérive pendant les séances.

Plus encombrante, encore non validée

Le point faible est physique. En taille 11 argent, l’exemplaire testé pèse 4,52 g, contre environ 2,5 g pour une Oura Ring 5 comparable. La bande fait 2,6 mm d’épaisseur et la zone des capteurs atteint environ 4,8 mm. Tom’s Guide indique l’avoir vite oubliée au doigt, mais quelques heures de port ne disent rien des tractions, des kettlebells, du vélo sur longues sorties ou d’un sommeil agité. Surtout, ni les 15 jours d’autonomie ni le gain de précision cardiaque n’ont encore été mesurés par un test complet. C’est pas parfait, et c’est le point qui empêche tout verdict définitif.

Verdict : la Ring Pro a du sens pour l’athlète qui refuse l’abonnement Oura et privilégie autonomie, récupération et sommeil. Face à l’Oura Ring 5, elle paraît plus rentable avec le temps. Face à une pratique où chaque gramme et chaque millimètre au doigt comptent, on attend les mesures indépendantes avant de la recommander sans réserve.

ouraultrahuman
Source : Tom's Guide

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