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Samsung Galaxy Watch Classic supprimée, Ultra 2 prend le relais

Samsung Galaxy Watch Classic supprimée, Ultra 2 prend le relais

Aucune référence Galaxy Watch Classic n'a été déposée auprès de la FCC ni du CMIIT avant l'Unpacked du 22 juillet 2026. C'est officieux mais sans ambiguïté : Samsung enterre le modèle Classic et son biseau rotatif iconique. L'Ultra 2 récupère l'ADN design de la gamme, et la marque consolide sa ligne premium autour d'un seul flagship sport.

Ce que perd l'athlète avec la fin du Classic

Le biseau rotatif du Classic, c'était une interface physique difficile à égaler en plein effort. Naviguer dans les menus en cyclisme avec des gants, contrôler la lecture musicale en course sans regarder l'écran : le Galaxy Watch Classic faisait ça proprement. L'Ultra 2 devra compenser avec ses boutons physiques et son interface tactile, comme l'Apple Watch Ultra 3 ou la Garmin Fenix 8 le font déjà. C'est pas catastrophique, mais on perd un différenciateur réel.

Côté capteurs, le Classic embarquait déjà la génération BioActive de Samsung : PPG optique au poignet pour la fréquence cardiaque et le SpO2, accéléromètre, altimètre barométrique et GPS multi-bandes sur les dernières versions. L'Ultra 2 devrait monter d'un cran sur la précision GPS et la durée de batterie, deux points où le Classic était franchement limité face à une Coros Pace 3 ou une Garmin Forerunner 965. La Forerunner 965 tient 31 heures en mode GPS standard, le Classic 6e gen plafonnait autour de 40 heures en usage mixte mais chutait à 16-18 heures GPS actif. Insuffisant pour un Ironman sans gestion fine.

L'Ultra 2 comme réponse à l'Apple Watch Ultra 3

Samsung positionne clairement l'Ultra 2 contre l'Apple Watch Ultra 3, qui s'affiche à 1 099 euros (des promos Prime Day l'ont récemment fait tomber sous les 900 euros, [on en parlait ici](/fr/articles/prime-day-2026-apple-watch-ultra-3-et-series-11-en-promo-2026-07-21)). L'Ultra 2 devrait se situer dans la même fourchette tarifaire, probablement entre 650 et 800 euros. La boîte en titane, l'écran renforcé et la résistance à la pression (l'Ultra premier du nom tenait à 10 ATM) sont attendus sur l'Ultra 2 avec des specs similaires ou légèrement supérieures. Pour le triathlon, c'est le minimum syndical face à une Garmin Fenix 8 Sapphire Solar ou une Polar Vantage V3.

La vraie question pour les athlètes d'endurance, c'est l'écosystème. Wear OS avec Google Maps et les applications tierces reste nettement derrière Garmin Connect ou l'app Polar Flow sur le suivi long terme de charge d'entraînement. Whoop 5.0 n'a pas d'écran mais son algorithme de récupération tourne sur 180 jours de données historiques. Samsung Health peut pas encore rivaliser sur cette profondeur analytique. L'Ultra 2 sera un excellent outil quotidien et une bonne montre de course, mais les triathlètes qui veulent de la granularité sur la charge d'entraînement restent mieux servis par Garmin ou Polar.

Cas d'usage concrets pour les sports d'endurance

Pour le running urbain et le CrossFit, l'Ultra 2 a du sens. L'intégration Google est fluide, les notifications sont gérées proprement, et la mesure de fréquence cardiaque par PPG optique de Samsung s'est améliorée génération après génération. Sur des efforts fractionnés, les derniers tests comparatifs plaçaient le capteur optique Samsung à +/- 4-5 bpm vs ceinture ECG Garmin HRM-Pro, soit dans la même plage qu'une Polar Grit X2 Pro ou une Apple Watch Ultra 3. Correct, pas exceptionnel.

Pour le cyclisme longue distance ou le triathlon Ironman, l'absence de biseau physique complique la navigation mid-race. Les boutons de l'Ultra 2 devront être suffisamment distincts pour être activables avec des doigts mouillés ou des gants. Apple Watch Ultra 3 a résolu ce problème avec le bouton Action, Garmin avec ses touches dédiées lap/back depuis des années. Samsung devra montrer que son ergonomie tient la route sur 10 heures d'effort. Pour la natation, la résistance à l'eau est acquise, mais le suivi de nage reste une faiblesse historique des montres Samsung face à la Garmin Forerunner 965 qui reconnaît automatiquement les nages et compte les longueurs avec précision.

Ce qui manque et déçoit dans cette transition : aucune information sur une autonomie réellement améliorée. L'Ultra premier du nom promettait 60 heures en mode économique, mais en GPS continu sur Ironman, on restait proche des 20-22 heures. Si l'Ultra 2 ne passe pas les 30 heures GPS actif, la Coros Apex 2 Pro à 399 euros avec ses 75 heures GPS classique restera indélogeable pour les ultras et les triathlètes longue distance. Le positionnement tarifaire autour de 700 euros sera aussi scruté : payer ce prix sans cartographie hors ligne digne de ce nom (là où les Garmin avec [Awesome Maps](/fr/articles/awesome-maps-pour-garmin-cartographie-avancee-sur-montres-entree-de-gamme-2026-07-05) brillent) serait un vrai manque.

Verdikt : l'Ultra 2 s'adresse aux athlètes polyvalents qui veulent une montre premium Wear OS avec une vraie robustesse, et qui ne font pas de l'autonomie GPS leur critère numéro un. Face à l'Apple Watch Ultra 3, Samsung joue sur l'ouverture Android et le prix potentiellement inférieur. Face à Garmin Fenix 8 ou Polar Vantage V3, il perdra sur la profondeur analytique sport. Pour le CrossFit, le running urbain et le triathlon sprint ou olympique : solide. Pour l'Ironman ou l'ultra-trail : insuffisant, sauf surprise sur l'autonomie annoncée le 22 juillet.

Montres mentionnées

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Source : The5kRunner

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